Romann Ramshorn Photo Noir et Blanc

 


 

. . . .

Eng .. Esp .. Deu .. Ita .. Tur

 

 

 

__________________________________________________________________________________________________________________

 

 

 

 

 

 

 

Matériel utilisé, et mon avis dessus, en quelques mots :

 

 

 

 

  • Boitiers : Nikon FE, Nikon FE2, Nikon F3.

 

Le Nikon F3, dans la gamme argentique Nikon, constitue pour moi l'apogée de l'histoire de cette marque. Entièrement mécanique, fiable, robuste, discret et précis, ses petits "plus" sont, d'une part, une touche de mémorisation de l'exposition très bien placée, très pratique pour ceux qui aiment à la fois travailler en priorité ouverture, et qui veulent malgré tout obtenir une exposition correcte en un geste.

D'autre part son viseur amovible, qui permet donc de viser par le haut du boitier, est un véritable cadeau des Dieux en ces temps où il devient quasiment impossible de photographier les gens, même dans les espaces publics.

Les Nikon FE et FE2, plus légers, sont d'excellentes alternatives, le viseur amovible en moins.

 

 

  • Objectifs : 24mm Ai Nikkor F:2.8, 28 mm PC Nikkor F:3.5, 50 mm Ai Nikkor F:1.8.

 

Que de la qualité ! Le 28 mm PC Nikkor est à manier avec précaution si l'on veut conserver des lignes droites, et demande beaucoup de concentration. Au final, il s'avère si pointu que ses conditions d'utilisations réelles s'en trouvent relativement limitées. Pour les fans d'architecture, munis d'un trépied. J'utilise le 50 mm dans 95% des cas.

 

 

  • Films : Ilford : Fp4, Hp5, Pan 100, Pan 400, Delta 100, Delta 400 ; Agfa : APX 100, APX 400 ; Kodak : Tmax 100, Tmax 400, new Tmax 400, Tri X ; Forte : Pan 100, Pan 400 ; Orwo : Pan 125, Pan 400 ; Fuji Neopan SS ; Rollei Retro 100, Retro 400, Retro 400s.

 

L'Agfa Apx 100 et surtout l'Agfa Apx 400, avec son beau grain si particulier, avaient toutes mes faveurs, malheureusement elles ont toutes deux rejoint le monde des souvenirs.

A noter que les Rollei Retro 100 et Rollei Retro 400 étaient les exactes jumelles des Agfa Apx 100 et 400, mais elles ont à leur tour été rangées au rayon des oubliettes.

Les Rpx 100 et Rpx 400 sont les nouveaux films lancés par Rollei. Elles reprennent le flambeau du rapport qualité/prix imbattable des Retro 100 et 400, suite à l'écoulement des derniers stocks rachetés à Agfa. La Retro 400s elle aussi est une émulsion originale, couchée sur un support étonnamment transparent, mais je la déconseille. En effet, dans les noirs, elle est mouchetée de minuscules points blancs, et elle conserve par ailleurs un curving important, ce qui complique sa numérisation comme son travail sous agrandissseur.

 

Mention spéciale aux Ilford Pan 100 et Ilford Pan 400, économiques, souples et efficaces, quasiment introuvables en France, mais qui sont les films que j'ai le plus utilisés à Istanbul et durant toute une année, et que j'ai beaucoup appréciés. Rabattez-vous sans souci sur la Fp4 et la Hp5, caractéristiques similaires, juste plus chères.

 

La légendaire Kodak Tri X est évidemment très belle, mais elle est à réserver aux personnes précises dans leur développement, et pas avares en fixateur comme en rinçage. Un point commun dans toute la gamme Kodak Tmax. Aussi, comme je l'ai dit dans mon test publié dans le Réponses Photo n°199, la nouvelle Tmax 400 possède un grain très fin, mais il est également très sensible aux rayures. Amateurs de beau grain, et de facilité d'utilisation, passez votre chemin.

 

Regrets de la disparition d'Orwo et de Forte, des films qui tenaient bien la route à moindre coût. Dans ce créneau, restent les films chinois, comme les Lucky SHD100 et SHD400, ou d'Europe de l'Est comme Efke ou Fomapan, mais leur problème connu est de reposer sur une couche de support trop fine et fragile, ce qui m'a toujours retenu. Era, un autre film chinois qui n'existe qu'en 100 asa et qui se développe comme une Fp4, semble la valeur la plus sûre pour les petites bourses.

 

Tant qu'il y aura du film...

 

 

  • Scanner : Nikon Coolscan V Ed.

 

Si vous travaillez avec des films 24x36mm, oubliez les scanners à plat Epson ou autre HP, qui écrasent la structure du grain, pour un rendu "mou" impossible à corriger même avec accentuation. Seuls les scanners dédiés comme le Nikon Coolscan (oubliez aussi les Plustek et autres Reflecta, pas meilleurs qu'un scanner à plat, et moins polyvalents) fouillent véritablement le film, et restituent un grain impeccable. Les scanners rotatifs type Hasselblad délivrent des fichiers encore meilleurs, mais l'investissement n'est pas le même.

 

 

 

  • Voyageur du petit à petit, mais du toujours plus loin...