Disponible : Eldorado, le livre !

 

[En cours] Nouvelle série : Vive la France

 

Ici, pas de métrople régionale, pas de ville moyenne, pas de banlieue, encore moins de zone commerciale ou de lotissement. Pas non plus de village pittoresque, ni de paysage bucolique, ni de scène de vie touchante, ni de patrimoine monumental...

Mais alors, de quoi s'agit-il ? Du bâti, brut, disséminé à travers un territoire rural qui occupe 80% de la surface du pays, mais qui n'accueille que 20% de sa population. Une approche photographique où distance apparente et profonde intériorité se mêlent pour dessiner un tour d'horizon de la France "normale", celle qui autrefois bouillonnait de vie, et qui aujourd'hui ressemble à un réseau de diagonales du vide. L'envers du décor de l'urbanisation et de l'exode, saisi dans la simplicité des lignes, plongé dans le mystère des ombres. Un état des lieux de la France que j'aime, que j'aimais, et que je visite comme je visiterais ma propre enfance. Un parti-pris radical, sans sortie d'école, sans messe, sans marché, sans match de football dominical, sans réunion au café du coin, ni même de balade du chien.

Somme toute, une iconographie personnelle de l'existence, où comme souvent rien ne se passe dans le cadre, où tout se joue hors-champ, dans l'angle mort de nos esprits bornés. "Vive la France", un appel à dépasser notre propre condition, et à mesurer l'épaisseur du temps.

 

Voir la galerie "Vive la France"

 

 

 

Nouvelle série : "Hopeless, Athènes 2012"

 

 

La crise économique, politique et sociale qui s'abat sur la Grèce fait froid dans le dos. Dans le collimateur des bailleurs de fonds et des spéculateurs, elle se retrouve en première ligne d'une guerre sans merci, mais aux enjeux très clairs : placer le dogme de la dette au sommet indepassable de tout raisonnement macro comme micro économique ; enterrer le principe de redistribution des richesses ; détruire le modèle social européen, perçu comme un frein à la dérégulation mondiale ; faire accepter des salaires de plus en plus bas aux travailleurs, quelle que soit leur nationalité.

Le sensationnalisme inhérent à la presse et aux média les pousse à se focaliser sur la lutte des grecs, les manifestations, les émeutes, les face à face, les cris enragés. Ce focus est un leurre. Les grecs sont de très loin dépassés par ce qui leur tombe sur la tête. Pour la grande majorité d'entre eux, ils ne luttent pas, ils sont KO.

Tenter de traduire la situation qui règne en ce moment à Athènes, c’est se heurter à la machine de guerre la plus efficace qui soit : la résignation. Et si cette résignation, cet abattement de tout un peuple est bel et bien visible, palpable, elle ne s’explique pas avec des images chocs. Voilà pourquoi j’ai choisi un angle distant, pudique, car au final la tragédie qui se joue échappe aux hommes et aux femmes que l’on croise, qui eux ne cherchent qu'à survivre au cataclysme annoncé. Voilà pourquoi la suggestion, le hors-champ, sont les éléments clés de ce reportage. Car ici, les décisions, aussi cruciales soient-elles, semblent être prises loin du quotidien des habitants, hors de portée du commun des mortels. Dont acte.

 

 

24 photographies, à chaque fois informées par un petit texte :

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"Soyons sérieux, l'énigme est la seule façon d'envisager l'évidence."

 

 

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